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Série de conférences – À saveur de science

L’agriculture en état de siège :
La science derrière la durabilité

L’agriculture et les sciences sous jacentes ont joué un rôle crucial dans le développement de la civilisation. On soumet les plantes à des expériences depuis que les chasseurs cueilleurs ont conservé des grains ventrus pour les semer la saison suivante. Au Canada, la recherche en agriculture a consisté à trouver des cultures et des animaux pouvant s’adapter à nos sols et nos zones climatiques. La phytotechnie a mené à la production de nouvelles variétés de plantes résistantes aux maladies et aux insectes, qui peuvent croître là où rien ne poussait. Les pratiques agronomiques modernes sont axées sur le maintien de la santé des sols, sur l’accroissement du rendement et sur la réduction des coûts pour les agriculteurs. De nos jours, l’agriculture mondiale est exposée à de nombreux stress. La population croît plus rapidement que notre capacité de production de nourriture. Le réchauffement climatique réduit nos terres, diminue le rendement des cultures et entraîne une invasion par de nouvelles espèces de parasites. L’épuisement des sols et des ressources naturelles et le tarissement des sources d’eau altèrent notre capacité de produire des aliments. L’urbanisation diminue la superficie de nos terres, et pollue l’air et l’eau. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons compter sur de nouvelles sciences pour accroître notre production agricole et maintenir notre capacité d’exploitation des fermes. À l’échelle planétaire, il nous faut nous assurer de pouvoir produire des aliments nutritifs en abondance, et ce, sur la même superficie pour toujours. Il nous faut aussi investir dans la science de l’agriculture durable.

La présentation sera donnée en anglais suivi d'une période de questions-réponses bilingue.

Bio :

Malcolm Morrison, Ph. D Malcolm Morrison, Ph. D.

Malcolm Morrison, Ph. D., travaille comme physiologiste des cultures pour Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) depuis 1984. Il a grandi à la station de recherche d’AAC située à Morden (Manitoba), dont son père était le directeur. Dans les années 1930, son grand père était un métayer de Hanna (Alberta), ville située au cœur du « bol de poussière » du Canada. M. Morrison a obtenu un baccalauréat en agriculture au Collège Macdonald, une maîtrise en amélioration des lentilles à l’Université de la Saskatchewan et un doctorat en physiologie du canola à l’Université du Manitoba. S’étant penché sur toutes les plantes de grande culture canadiennes à un moment ou à un autre, depuis peu, il se consacre surtout aux plantes oléagineuses, plus particulièrement à l’amélioration de la tolérance à la chaleur du canola et de la tolérance à la sécheresse du soya. La physiologie des cultures est une spécialité portant sur la relation entre le milieu et le rendement, l’adaptabilité et les caractéristiques des semences commercialisables. M. Morrison travaille également à l’adaptation au froid du maïs et est l’un des créateurs d’une nouvelle variété de maïs sucré pour biocarburants au Canada. Il compte plus de 80 articles publiés dans des revues scientifiques, il a représenté le Canada en Asie au cours de missions pour le commerce du soya, et il a beaucoup voyagé en Australie, où il a travaillé à l’étude de l’effet de la sécheresse sur les plantes oléagineuses.


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